Le geste et l'écho: Un dialogue sans filet

Quand on étudie votre parcours, Jean-Louis, on est immédiatement frappé par un paradoxe
Pour moi, ce n’est pas une rupture, c’est une métamorphose

Justement, parlons de cet imprévu. Dans vos échanges, vous dites souvent : « Je ne peins pas ce que je vois, mais l'écho que le monde laisse en moi »
C’est une nécessité intérieure
C'est la définition même de l' Action Painting théorisé par Harold Rosenberg
C'est vrai. Lorsque je prends du recul et que je me « réveille », l'œuvre m’apparaît parfois comme une apparition


Et pourtant, ce dialogue ne s'arrête plus à la surface plane de la toile. Depuis 2025, votre univers s’est émancipé du cadre pour habiter l’espace réel à travers la sculpture
De l'appareil photo aux spatules, puis au modelage, il n’y a jamais eu de rupture, seulement un changement d'outil pour une quête identique : révéler l'essence abstraite cachée dans les replis du réel
Une dernière question m'intrigue : vos Reproductions Éphémères
C’est une façon de transmuter plutôt que de détruire


Au fond, Jean-Louis, votre art n’est pas un masque, c’est un révélateur